De la journée de travail de huit heures aux règlements sur la sécurité au travail, le Canada a connu de nombreuses victoires durement gagnées dans le domaine du travail, chaque avancée constituant un pas vers une plus grande dignité et une plus grande équité pour tous les travailleurs. Cependant, au milieu de ces célébrations, nous devons reconnaître que pour une partie importante de la main-d’œuvre, une réalité biologique fondamentale – la menstruation – a longtemps été une source de stress, de temps perdu et d’occasions manquées. Les soins menstruels en milieu de travail ne sont pas un avantage ou un privilège, mais une question de droits.

Un sondage mené en 2019 par Plan International a révélé qu’un nombre étonnant de 35 % des Canadiens qui ont leurs règles ont dû sacrifier d’autres nécessités pour s’offrir des produits menstruels. Ce fardeau financier, connu sous le nom de précarité menstruelle, est un obstacle important à la pleine participation à la société, y compris à la population active. Si l’impact économique est clair, le coût personnel est souvent négligé.
Imaginez que vous êtes au milieu d’une réunion importante ou sur un chantier et que vous n’êtes pas préparé. Des règles soudaines et inattendues peuvent déclencher une recherche frénétique de produits, se terminant souvent par un départ précipité du travail. Ces départs imprévus ne sont pas seulement un inconvénient; ce sont des heures de travail perdues qui peuvent avoir un impact sur les salaires, l’avancement professionnel et la productivité globale.
Le rôle du Code canadien du travail et d’EFC
Heureusement, la situation évolue. Reconnaissant que les produits menstruels sont une nécessité sanitaire de base – aussi essentielle que le savon ou le papier hygiénique –, le gouvernement du Canada a pris une mesure importante en faveur de l’équité menstruelle. À compter du 15 décembre 2023, les modifications apportées au Code canadien du travail exigent que les employeurs sous réglementation fédérale fournissent gratuitement des produits menstruels dans toutes les toilettes.

Ce changement historique, défendu par Emploi et Développement social Canada et Femmes et Égalité des genres Canada (EFC), est une étape cruciale dans la création de lieux de travail plus inclusifs. Il répond non seulement au fardeau financier de la précarité menstruelle, mais aussi à la stigmatisation sociale et aux obstacles logistiques qui ont longtemps eu un impact sur les travailleurs qui ont leurs règles. Le règlement est un signal clair que le bien-être menstruel est une question de santé et de sécurité au travail, et non une affaire privée à régler seul.
La défense des droits de joni et le Comité permanent
Les efforts inlassables des défenseurs et des organisations, y compris joni, ont ouvert la voie à ce changement législatif. Linda Biggs, PDG et cofondatrice de joni, a joué un rôle central, en comparaissant comme témoin devant le Comité permanent de la Chambre des communes sur la condition féminine en juin 2023. Au cours de son témoignage, Linda Biggs a souligné l’importance non seulement de fournir des produits, mais de le faire en mettant l’accent sur l’accessibilité, la durabilité et le soutien aux entreprises canadiennes dirigées par des femmes.
Avec les autres marques canadiennes de produits de soins menstruels B-Free et Aisle, la comparution de joni en tant que témoin a été un moment crucial. Elles ne se sont pas contentées de défendre les serviettes hygiéniques et les tampons; elles ont exhorté le comité à considérer l’ensemble de la question de l’équité menstruelle, y compris l’impact environnemental des produits à base de plastique et la nécessité d’autonomiser les entrepreneurs locaux. En partageant leur expertise et leur vision, elles ont contribué à façonner le dialogue et à garantir que la législation finale soit aussi complète et avant-gardiste que possible.
De gauche à droite, Linda Biggs (cofondatrice et PDG de joni), Suzanne Siemens (cofondatrice d’Aisle) et Leisa Hirtz (fondatrice, Bfree).
En cette fête du Travail, l’héritage de ce travail est clair. Il ne s’agit pas seulement d’un congé; il s’agit d’un changement fondamental dans la façon dont nous valorisons et soutenons tous les travailleurs. En garantissant l’accès aux produits menstruels, nous répondons non seulement à un besoin pratique, mais nous favorisons également un environnement de respect et d’inclusion. C’est un nouveau chapitre dans l’histoire des droits du travail, prouvant que la dignité au travail s’étend véritablement à tous les aspects de la vie d’une personne.
Si vous souhaitez plaider en faveur du changement et introduire des produits de soins menstruels dans votre lieu de travail, consultez ce guide étape par étape pour introduire les soins menstruels dans votre organisation, consultez notre page sur les solutions commerciales de soins menstruels, ou contactez sales@getjoni.com.